La Revue Nationale De La Chasse N°864 – Septembre 2019

(Wang) #1
les méthodes culturales qui s’en
sont suivies, ont défiguré nos cam-
pagnes. Pas forcément par mau-
vaises intensions, mais par souci
de rendement et peut-être surtout
par méconnaissance des milieux
naturels.

Les lapins victimes des
évolutions agricoles!
Ce "hourvari" agricole a souvent
été critiqué depuis, pour avoir été
la cause d’une destruction massive
et non compensée du bocage, des
réseaux de talus et de fossés, de
mares et petites zones humides.
Sur ces terres agricoles "stérilisées",
plus précisément "dévégétalisées",
où les broyeurs et produit phyto-
cides de toutes sortes détruisent ce
que certains agriculteurs nomment
encore les "mauvaises herbes", les
quelques lapins qu’il reste passent
leurs journées au trou et ne quittent
leurs refuges que pour manger

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...


La myxo est cicatrisée!
Depuis le 27 mai
1953, date du décret
ajoutant la myxomatose
à la nomenclature des
maladies contagieuses
en France, la situation du
lapin de garenne face à
la maladie a bien changé.
Une récente étude
internationale, à laquelle
a participé l’ONCFS,
a mis en évidence une
mutation génétique, dont

les gènes concernés
sont impliqués dans
l’immunité antivirale
et la réplication virale.
Une expérimentation a
ainsi confirmé que les
mutations sélectionnées
augmentent l’activité
antivirale de ces
gènes. En clair, le
lapin a développé une
résistance naturelle à la
myxomatose.


Sur
ces terres
agricoles
"hyper"
cultivées, les
rares lapins
restants n'ont
plus d'autre
nourriture
que... les
cultures!

S. Levoye


C. Rossignol
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