Investir_-_27_Juillet_2019

(WallPaper) #1

Investir, le Journal des Finances / N°  2377  /   27  juillet 


16 / ACTIONS


TOURISME-TRANSPORTS


Europcar  Mobility   Une  réaction 


peut­être  un  peu  excessive


L


a sanction a été rude.


Vendredi, lendemain de


l a p u b l i c a t i o n d e s e s


comptes semestriels, le loueur


de véhicules a vu son titre chuter


de 10,5 %, à un plus-bas histori-


que à 5,49 €, avant de réduire un


peu ses pertes à la mi-journée.


Pourtant, le groupe a confirmé


ses objectifs 2019 d’un chiffre


d’affaires de plus de 3 milliards


d’euros, assorti d’un Corporate


E b i t d a a j u st é ( l e ré s u l t a t


opérationnel courant ajusté des


intérêts, amortissements et


dépréciations non liées à la


flotte) supérieur à 375 millions


d’euros, hors mobilités urbaines.


Il s’est aussi félicité d’un bon


début de saison estivale. « Les


investisseurs sont préoccupés par


la faiblesse du taux de croissance


et par la baisse du chiffre d’affaires


par jour de location », estime,


pour sa part, Morgan Stanley.


Les analystes de Citi ont jugé ce


premier semestre « terne »,


même si le deuxième a montré


une accélération de l’activité. Du


fait du décalage des vacances


de Pâques, le chiffre d’affaires a


augmenté de 1,9 % d’avril à juin,


alors qu’il était en repli de 0,6 % à


fin mars. Le Corporate Ebitda


ajusté du deuxième trimestre


s’est hissé à 81 millions d’euros,


hors division Mobilités urbaines,


en hausse de 7,5 %. En revanche,


les flux de trésorerie disponibles


Corporate n’ont été que de


42 millions d’euros à fin juin,


contre 65 millions un an plus tôt,


pénalisés par le poids des inves-


tissements pour la digitalisation


et des pertes du pôle Mobilités


urbaines. - C. P.


NOTRE CONSEIL


l


 ACHETER : le titre reste


à un niveau très faible de


valorisation, à moins de 5 fois le 


bénéfice estimé 2020. On sur­


veillera de près les résultats du 


troisième trimestre, qui contribue 


à 69 % au Corporate Ebitda ajusté.


Objectif : 8 € (EUCAR).


Prochain rendez­vous : le 


7 novembre, résultats du troi­


sième trimestre.


ASSURANCE


Coface   Un  plan  stratégique  très 


bien  engagé  et  un  attrait  spéculatif


tre mois) a relancé les spécula-


tions ; la qualité des résultats au


30 juin est venue conforter ce


parcours boursier. Coface est en


bonne voie d’atteindre les objec-


tifs fixés dans le cadre de son plan


stratégique Fit to Win, qui s’achè-


vera fin 2019, avec une rentabilité


moyenne des fonds propres de


9,6 % (9 % visés), un ratio combiné


de 76 % ( grâce à la maîtrise


des coûts et une sinistralité conte-


nue) et un ratio de solvabilité


de 162 %. - M. B.


NOTRE CONSEIL


l


 ACHETER : le redresse­


ment est très bien engagé


et le rendement du titre élevé. 


Nous relevons notre cible, du fait 


de la dimension spéculative, 


à 13 € (COFA).


Prochain rendez­vous : le 


23 octobre, résultats à neuf mois.


L’


action Coface est montée


sur la rumeur d’un inté-


rê t d ’Ap o l l o G l o b a l


Management ; elle n’est pas


retombée après son démenti.


L’assureur-crédit avait grimpé de


plus de 8 % vendredi 19 juillet


après la publication d’une dépê-


che de Reuters affirmant que


ce fonds d’investissement avait


contacté Coface en vue de faire


une offre. « Les discussions en sont


à un stade préliminaire », indi-


quaient les sources de l’agence de


presse. Lundi matin, Natixis,


actionnaire de contrôle de Coface


(avec 42 % du capital), a répondu


par voie de communiqué : « Il n’y a


(...) à ce jour aucune discussion sus-


ceptible de donner lieu à la remise


d’une offre. » La banque, qui avait


introduit sa filiale en Bourse en


2014, a tout de même rappelé que


Coface ne constituait pas une


participation stratégique et


qu’elle « explor[ait] régulièrement


des options » la concernant.


Alors que Coface publiait jeudi


soir ses comptes semestriels,


le directeur général, Xavier


Durand, interrogé par un ana-


lyste, s’est contenté d’admettre


que le fait que Natixis étudie des


options n’était pas une surprise.


Le rebond du titre (+ 37 % en qua-


CRITÈRES D’INVESTISSEMENT


PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE
lÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ
ÉVOL. MOYENNE (2016­2018) :  ­ 2 %
ÉVOL. 2019 :  1 %
lBNPA
ÉVOL. MOYENNE (2016­2018) :  0 %
ÉVOL. 2019 :  ­ 2 %

CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
lSOLIDITÉ DU BILAN
DETTE NETTE / FONDS PROPRES :  NS
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION :  11,91 €
lCONSENSUS DES ANALYSTES
A   80 % 
C   20 % 
V   0 %

INTÉRÊT BOURSIER
lRENDEMENT
DIVIDENDE 2019 ESTIMÉ :  0,47 €
RDT 2018 : 7,4 %   RDT 2019 : 4,5 %
lVALORISATION ESTIMÉE
PER 2019 :  13,4 FOIS
PER 2020 :  12,8 FOIS

COMPORTEMENT DE L’ACTION
lPERFORMANCE DU TITRE
COURS AU 25­7­19 :  10,61 €
VARIATION 52 SEMAINES :  16,72 %
2019 :  33,80 %
lVOLATILITÉ
BÊTA 52 S. : 0,6 FOIS
EXTRÊMES 52 S. :  10,79 € / 7,02 €

CRITÈRES D’INVESTISSEMENT


PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE
lÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ
ÉVOL. MOYENNE (2016­2018) :  11 %
ÉVOL. 2019 :  4 %
lBNPA
ÉVOL. MOYENNE (2016­2018) :  NS
ÉVOL. 2019 :  7 %

CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ


lSOLIDITÉ DU BILAN


DETTE NETTE / FONDS PROPRES :  89 %


DERNIER ACTIF NET PAR ACTION :  5,53 €
lCONSENSUS DES ANALYSTES
A   67 % 
C    33 % 
V   0 %


INTÉRÊT BOURSIER
lRENDEMENT
DIVIDENDE 2019 ESTIMÉ :  0,28 €
RDT 2018 : 4,2 %   RDT 2019 : 4,6 %
lVALORISATION ESTIMÉE
PER 2019 :  6,6 FOIS
PER 2020 :  5,3 FOIS

COMPORTEMENT DE L’ACTION
lPERFORMANCE DU TITRE


COURS AU 25­7­19 :  6,14 €


VARIATION 52 SEMAINES :  ­ 27,22 %


2019 :  ­ 22 %


lVOLATILITÉ
BÊTA 52 S. : 1 FOIS


EXTRÊMES 52 S. :  9,07 € / 5,81 €


GL EVENTS


l


ACHETER : la marge opéra­


tionnelle courante a progressé


de 1,9 point au premier semestre, à 


11,7 %. Le groupe prévoit désormais 


une hausse de plus de 10 % de son 


chiffre d’affaires annuel, au lieu de 9 %, 


à taux de change stables.


COVIVIO


l


RESTER À L’ÉCART : le résultat


net récurrent a progressé de


2,8 % au premier semestre, à 2,63 € 


par action. Néanmoins, un gel des 


loyers des logements à Berlin pèserait 


sur les comptes, car ils apportent 8,8 % 


des revenus de la foncière.


SMCP


l


 ACHETER : bonne nouvelle, 


le groupe de luxe accessible a


renoué avec la croissance en France 


— son premier marché — au cours du 


deuxième trimestre. La dynamique 


des ventes est restée soutenue en Chine, 


sur Internet et dans les accessoires.


BIGBEN INTERACTIVE 


l


ACHETER : porté par l’édition 


de jeux vidéo, le chiffre d’affai­


res de Bigben a bondi de 20 % au pre­


mier trimestre de l’exercice 2019­2020, 


approchant 59 millions d’euros. Le 


groupe va se renforcer avec l’acquisi­


tion d’un nouveau studio, Spiders.


KERLINK


l


RESTER À L’ÉCART : le spécia­


liste des réseaux pour l’Internet


des objets a lancé une nouvelle alerte 


sur son chiffre d’affaires, faisant, cette 


fois, une croix sur sa prévision d’un 


retour à la croissance en 2019. Le titre a 


chuté de 15,7 % au lendemain de cette 


annonce.


Suivez tous nos conseils sur investir.fr


Coface
En €

4


5


6


7


8


9


10


11


201415 16 17 18 2019


10,


EuropcarMobilityGroup
En €

5


6


7


8


9


10


11


12


2015 16 17 18 2019


6,


SERVICES AUX ENTREPRISES


Bureau  Veritas   Trois  divisions  en 


accélération  au  deuxième  trimestre


L


es annonces de Bureau


Veritas jeudi ont agréa-


blement surpris, permet-


tant à l’action de gagner 4 %


dans la matinée. Le spécialiste


des tests, de l’inspection et de la


certification n’a pas marqué le


pas au deuxième trimestre,


comme certains le redoutaient,


enregistrant une croissance


organique de 4 % de ses revenus.


Au p re m i e r s e m e s t re, l e s


facturations (+ 4 % à données


comparables) ont approché les


2,5 milliards d’euros.


Certaines divisions ont même


accéléré le mouvement entre


avril et juin par rapport aux trois


premiers mois de 2019. C’est le


cas de l’activité historique,


Marine et offshore (7 % du chif-


fre d’affaires de Bureau Veritas),


dont la croissance organique a


atteint 7,6 % au deuxième tri-


mestre, après 3,2 % au premier.


Petite accélération aussi au sein


de la division Agroalimentaire


et matières premières (23 % du


chiffre d’affaires). En croissance


organique de 7,9 % au premier


semestre (+ 8 % au deuxième tri-


mestre), elle a vu sa marge opé-


rationnelle ajustée s’améliorer


de 230 points de base, à 13,5 %,


sous l’effet de plusieurs fac-


teurs : « le levier opérationnel,


un mix positif et le bénéfice de


mesures de restructuration anté-


rieures », explique le groupe.


Dans la division Industrie (22 %


du chiffre d’affaires), c’est


notamment le redressement du


marché du pétrole et du gaz qui


a contribué au regain de crois-


sance du deuxième trimestre.


FORTE CROISSANCE 


DU FLUX DE TRÉSORERIE


La division Certification a,


pour sa part, reculé, sans sur-


prise, sur une base de comparai-


son élevée.


Point positif de cette publi-


cation : le flux de trésorerie


disponible a grimpé de 55,2 % au


premier semestre, à 98 millions


d’euros, en dépit de la hausse du


besoin en fonds de roulement,


due à un calendrier défavorable.


Bureau Veritas a limité les


sorties de cash grâce au succès


de sa proposition de payer le


dividende 2018 sous forme


d’actions, option souscrite à


plus de 78 %. -  M. B.


NOTRE CONSEIL


l


 ACHETER : cette publica­


tion conforte notre


opinion positive sur le titre, qui 


décote encore par rapport à ses 


concurrents, SGS et Intertek.


Objectif : 26 € (BVI).


Prochain rendez­vous : le 


24 octobre, chiffre d’affaires


du troisième trimestre.


SERVICES AUX ENTREPRISES


Teleperformance   Les  ambitions 


pour  2019  revues  à  la  hausse 


ciers, impôts et loyers décaissés, a


progressé de 37 %, à 286 millions,


malgré des investissements


encore soutenus (3,9 % du chiffre


d’affaires). La génération de cash-


flow disponible (172 millions au


premier semestre) permet la


poursuite du désendettement.


A mi-parcours, la direction est


assez à l’aise pour revoir à la hausse


les ambitions affichées pour 2019.


Elle vise désormais une croissance


organique supérieure ou égale à


8,5 % (contre au moins 7 % précé-


demment) et une amélioration


de la marge opérationnelle cou-


rante de 20 points de base, a


minima. - M. B.


NOTRE CONSEIL


l


 ACHETER : le relèvement


des prévisions nous incite


à rester acheteurs avec un objectif 


relevé à 220 € (TEP).


Prochain rendez­vous : les 16 et 


17 octobre, journées investisseurs.


E


n commentant les résultats,


le directeur général délé-


gué, Olivier Rigaudy, a


hésité à prononcer le mot, laissant


finalement échapper que le pre-


mier semestre de Teleperfor-


mance s’était révélé « presque


exceptionnel ». Il est vrai que,


en termes de chiffre d’affaires,


de rentabilité, de génération de


trésorerie... tous les indicateurs


financiers au 30 juin sont au vert.


Les revenus ont grimpé de 10,4 %


en données comparables et de


23,9 % en données publiées, à


2,6 milliards d’euros. Le deuxième


trimestre a bénéficié de l’accéléra-


tion de la croissance des activités


dans les zones anglophone et Asie-


Pacifique (malgré la baisse obser-


vée au Royaume-Uni, dans un


contexte économique morose) et


du pôle Services spécialisés (tra-


duction, gestion des demandes de


visa), dont les facturations ont pro-


gressé de 6,3 % en données com-


parables entre avril et juin.


La marge d’Ebita courant (résultat


opérationnel plus amortissement


des incorporels liés aux acquisi-


tions) s’est aussi nettement amé-


liorée au cours des six premiers


mois de l’exercice, gagnant


40 points de base, hors impact de


la norme IFRS 16.


Le cash-flow, après intérêts finan-


CRITÈRES D’INVESTISSEMENT


PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE
lÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ
ÉVOL. MOYENNE (2016­2018) :  9 %
ÉVOL. 2019 :  17 %
lBNPA
ÉVOL. MOYENNE (2016­2018) :  15 %
ÉVOL. 2019 :  54 %

CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ
lSOLIDITÉ DU BILAN
DETTE NETTE / FONDS PROPRES :  94 %
DERNIER ACTIF NET PAR ACTION :  37,78 €
lCONSENSUS DES ANALYSTES
A   91 % 
C      9 % 
V   0 %

INTÉRÊT BOURSIER
lRENDEMENT
DIVIDENDE 2019 ESTIMÉ :  2 €
RDT 2018 : 1,1 %   RDT 2019 : 1,1 %
lVALORISATION ESTIMÉE
PER 2019 :  22,1 FOIS
PER 2020 :  18,6 FOIS

COMPORTEMENT DE L’ACTION
lPERFORMANCE DU TITRE
COURS AU 25­7­19 :  180 €
VARIATION 52 SEMAINES :  12,99 %
2019 :  28,94 %
lVOLATILITÉ
BÊTA 52 S. : 1,1 FOIS
EXTRÊMES 52 S. :  184,40 € / 133,20 €

  CRITÈRES D’INVESTISSEMENT


PERFORMANCE OPÉRATIONNELLE
lÉVOLUTION DE L’ACTIVITÉ
ÉVOL. MOYENNE (2016­2018) :  1 %
ÉVOL. 2019 :  11 %
lBNPA
ÉVOL. MOYENNE (2016­2018) :  10 %
ÉVOL. 2019 :  36 %

CONFIANCE DANS LA SOCIÉTÉ


lSOLIDITÉ DU BILAN


DETTE NETTE / FONDS PROPRES :  210 %


DERNIER ACTIF NET PAR ACTION :  2,17 €
lCONSENSUS DES ANALYSTES
A   65 % 
C   30 % 
V      5 % 


INTÉRÊT BOURSIER
lRENDEMENT
DIVIDENDE 2019 ESTIMÉ :  0,56 €
RDT 2018 : 2,5 %   RDT 2019 : 2,5 %
lVALORISATION ESTIMÉE
PER 2019 :  21,9 FOIS
PER 2020 :  20,2 FOIS

COMPORTEMENT DE L’ACTION
lPERFORMANCE DU TITRE


COURS AU 25­7­19 :  22,65 €


VARIATION 52 SEMAINES :  ­ 2,08 %


2019 :  27,28 %


lVOLATILITÉ
BÊTA 52 S. : 0,9 FOIS


EXTRÊMES 52 S. :  23,34 € / 16,97 €


Teleperformance
En €

0


50


100


150


2014 15 16 17 2019


180

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